REPORTAGE. En Afrique du Sud, la construction d'un télescope \"d'une précision jamais vue auparavant\" pour remo

2026-04-22 HaiPress

Une antenne SKA-Mid dans le désert du Karoo (Afrique du Sud). (GABRIEL PORROMETO)

Le site du télescope SKA-Mid et ses premières antennes paraboliques,premières d'une longue série,se cachent dans un site isolé dans le désert du Karoo,composé de roche noire et marron à 1 000 mètres d'altitude,en Afrique du Sud. "On construit un radiotélescope pour observer de quoi l'univers est composé,se réjouit Lindsay Magnus,le directeur du site. On veut voir comment l'univers s'est formé,et comment il évolue. C'est un télescope d'une taille et d'une précision jamais vues auparavant."

Ce projet permettra d'observer les signaux des premières étoiles et galaxies formées après le Big Bang il y a plus de 13 milliards d'années. Il est porté par l'observatoire intergouvernemental SKAO qui siège au Royaume-Uni,rejoint cette année par la France aux côtés notamment des Allemands,des Chinois,des Indiens ou encore des Canadiens.

À lire aussi

Des scientifiques ont réussi à modéliser les mouvements de cent milliards d’étoiles depuis 100 000 ans grâce à l’IA

"Plus on installe d'antennes,meilleures seront les images qu'on aura,poursuit Lindsay Magnus. Et plus on écarte les antennes les unes des autres,plus on distingue le moindre détail." Depuis le lancement du chantier en 2022,onze antennes sont sorties de terre. L'objectif de l'observatoire international SKAO est de mettre en service près de 150 antennes d'ici 2032. Il faudra utiliser une technique de mesure - l'interférométrie - pour mettre en commun et rendre cohérent l'ensemble des données captées par toutes les paraboles. "SKA-Mid va permettre beaucoup d'études cosmologiques,explique Chiara Ferrari,astronome et directrice de SKA-France. L'étude de la formation d'étoiles dans les galaxies,l'étude des grandes structures de l'univers comme les superamas de galaxies qui contiennent des centaines de milliers de galaxies."

Quel intérêt pour la France ?

Mais alors que la France s'apprête à devenir officiellement le quatorzième État-membre de l'observatoire,pourquoi mène-t-on des recherches aussi vertigineuses ? "Pour la connaissance,répond Chiara Ferrari. Pourquoi on écrit des livres ? Pourquoi réalise-t-on des œuvres d'art ? C'est l'esprit humain. Et,en particulier dans le cas de l'astronomie,c'est l'exploration qui est au cœur de notre être humain. C'est la première réponse et doit rester la première réponse."

Les premières antennes de SKA-MID dans le désert du Karoo (Afrique du Sud). (GABRIEL PORROMETO)

Pourtant,ce n'est pas suffisant pour les gouvernements,reconnaît le directeur général de SKAO,Phil Diamond : "Ils veulent aussi voir les bénéfices tangibles de l'argent venant des contribuables français,par exemple. Les technologies que l'on développe profitent ensuite à la société : le wifi,le GPS,l'imagerie médicale. C'est ça qui intéresse les gouvernements." Les États-Unis ne sont pas membres de l'observatoire intergouvernemental ce qui,de l'aveu des chercheurs de SKAO,semble rassurant en ces temps de remises en question scientifiques sous l'administration de Donald Trump.

"C’est comme si on entrait dans une salle,on allumait la lumière et,immédiatement,on pouvait tout voir."

Chiara Ferrari,astronome et directrice de SKA-Franceà franceinfo

Si le télescope sud-africain doit permettre d'observer les plus anciennes structures cosmiques,SKAO développe,en parallèle,un autre télescope géant en Australie qui s'intéresse à ce qu'il y avait avant même les premières étoiles et galaxies,juste après le Big Bang.

Avertissement: Cet article est reproduit à partir d'autres médias. Le but de la réimpression est de transmettre plus d'informations. Cela ne signifie pas que ce site Web est d'accord avec ses opinions et est responsable de son authenticité, et ne porte aucune responsabilité légale. Toutes les ressources de ce site sont collectées sur Internet. Le partage est uniquement destiné à l'apprentissage et à la référence de tous. En cas de violation du droit d'auteur ou de la propriété intellectuelle, merci de nous laisser un message.